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VENELLES : RESTERONS-NOUS MAÎTRE DE NOTRE DEVELOPPEMENT URBAIN ?

VENELLES : RESTERONS-NOUS MAÎTRE DE NOTRE DEVELOPPEMENT URBAIN ?

 C’est fait ! Les communes d’Eguilles, Mimet et Plan-de-Cuques ont été mises sous la tutelle du préfet des Bouches-du-Rhône, pour la non construction de logements sociaux sur leur commune. Sur chacune d’elles, le préfet va préempter des terrains ou des logements à la place du maire, ou encore délivrer des permis de construire en lieu et place des communes, afin d’accélérer l’implantation de logements sociaux. Bientôt le cas pour Venelles ? La loi SRU impose 25% de logements sociaux dans les communes. Venelles en possède 5% à ce jour. On est loin du compte.

En juillet 2014, le préfet a prononcé, et ce pour la deuxième fois, l’état de carence de la commune de Venelles (cf PJ ci-dessous) dans le cadre du plan triennal de 2011-2013. Ce qui avait entraîné une augmentation de 46% du montant des pénalités.

Depuis le premier plan triennal de 2002-2004, la somme totale des pénalités payées par le commun est de
1 383 181 euros.

Vu le retard pris à Venelles sur le nombre de logements, le nouveau plan triennal 2014-2016 ne sera pas plus respecté. D’où le risque d’une augmentation de la pénalité, lourde de conséquences financières pour la commune.

Nous sommes conscients qu’atteindre le seuil des 25% est un objectif difficilement atteignable pour une commune comme la nôtre partant avec un tel déficit.

Par contre ne montrer aucune volonté à en réaliser et préférer payer des pénalités pour « préserver la valeur des biens des venellois » relève de l’irresponsabilité dans la mesure où cela menace l’équilibre générationnel de la commune, (les jeunes, nos enfants, ne peuvent pas se loger sur Venelles), contribue à la hausse continuelle des prix et, par voie de conséquence, aggrave le trafic routier en centre-ville : ceux qui travaillent sur Venelles ne pouvant pas s’y loger.

La conséquence immédiate de ce choix est que Venelles ne pourra pas bénéficier de l’aide aux communes de la métropole pour réaliser les équipements publics et les infrastructures nécessaires à l’accueil de nouveaux ménages. Cette aide de 4.8M€ qui est déterminée sur les bases du volume de permis délivrés en 2013, sera mobilisée sur les communes de la future métropole, à l’exception des communes carencées, exit Venelles donc.

Dans moins d’un mois, fin mars-début avril 2016, la commune de Venelles sera amenée à signer un contrat de mixité sociale avec l’Etat, demandé par le premier ministre et le préfet, dans lequel la commune devra préciser les moyens utilisés pour atteindre les objectifs fixés par la loi. En cas de non signature de ce contrat, Venelles pourrait être mise sous la tutelle du préfet qui décidera à la place du maire de la réalisation des logements sociaux.

Nous souhaitons fortement que notre maire signe ce contrat de mixité sociale, afin de conserver à Venelles le libre choix de son développement urbain. Cela dit, il lui sera alors difficile d’exécuter ses promesses de campagne, puisque le nombre de logements sociaux sera bien plus conséquent que celui déclaré dans son programme : réaliser au maximum 250 logements sociaux intermédiaires.

Rappel : Le projet PLU prévoit 40% de logements sociaux sur les 1065 logements neufs à l’horizon 2030. Soit 426 logements sociaux sur 15 ans à ce jour. Ce qui représente 84 logements sociaux par plan triennal.


 

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2 thoughts on “VENELLES : RESTERONS-NOUS MAÎTRE DE NOTRE DEVELOPPEMENT URBAIN ?

  1. P. Michaille

    Combien d’hectares la commune aurait-elle pu acheter avec 1,4 M€ , qui auraient pu servir à loger les jeunes et à créer des équipements sociaux – culturels ? La politique de fermeture menée jusqu’à présent pour faciliter la spéculation immobilière bloquera à terme le développement de Venelles, qui restera en marge de la dynamique métropolitaine.

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  2. Populo

    Il est vrai que la construction de logement sociaux était largement engagée sous la gestion de M. MORBELI et co.

    Au lieu de savoir lequel de vos amis aurait le bénéfice des terrains et marché du coté sud, il fallait peut être planifier les constructions sociales.

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